RaDiCo - ECYSCO2

Cohorte européenne de cystinose : nouveaux biomarqueurs et nouvelles approches thérapeutiques

La cystinose

La cystinose est une maladie génétique rare qui se transmet des parents à leurs enfants. Elle est due à des anomalies du gène CTNS, qui entraînent un dysfonctionnement de la cystinosine, une protéine normalement chargée de transporter une substance appelée cystine à l’intérieur des cellules. En temps normal, cette substance est évacuée des compartiments cellulaires appelés lysosomes. Chez les personnes atteintes de cystinose, ce mécanisme ne fonctionne pas correctement : la cystine s’accumule progressivement dans les cellules et peut former de petits dépôts cristallins. Cette accumulation perturbe le fonctionnement de nombreux organes, notamment les reins et les yeux. La cystinose est une maladie très rare, qui touche environ une personne sur 180 000 naissances.

La forme la plus fréquente et la plus sévère est la cystinose néphropathique infantile, dont les premiers signes apparaissent généralement au cours de la première année de vie. La maladie touche d'abord les reins, qui ne parviennent plus à réabsorber correctement certaines substances indispensables à l'organisme, comme l'eau, les sels minéraux et les nutriments. Cette atteinte, appelée syndrome de Fanconi rénal, entraîne notamment des urines abondantes, une soif importante, une déshydratation, des difficultés d'alimentation et un retard de croissance. Avec le temps, d'autres organes peuvent également être touchés : les yeux, où des cristaux de cystine peuvent provoquer une sensibilité importante à la lumière, mais aussi la thyroïde, le pancréas, les muscles et le système nerveux. Il existe également des formes plus tardives, apparaissant pendant l'enfance, l'adolescence ou à l'âge adulte, dont les manifestations sont généralement moins sévères. 

Bien qu'il n'existe actuellement pas de traitement permettant de guérir définitivement la cystinose, des traitements permettent d'en ralentir l'évolution et de limiter ses conséquences. Le principal traitement spécifique est la cystéamine, un médicament qui aide à éliminer la cystine accumulée dans les cellules et qui doit être pris régulièrement tout au long de la vie. Il permet notamment de préserver plus longtemps la fonction rénale et de retarder l'apparition de certaines complications. Des traitements complémentaires sont également nécessaires pour compenser les pertes en eau et en sels minéraux liées à l'atteinte rénale, prendre en charge les différentes manifestations de la maladie et assurer un suivi adapté. Dans les situations où les reins ne fonctionnent plus suffisamment, une dialyse ou une transplantation rénale peut être nécessaire. Grâce aux progrès des traitements et de la prise en charge médicale, l'espérance de vie des personnes atteintes s'est considérablement améliorée et de nombreux patients peuvent aujourd'hui atteindre l'âge adulte.

Les objectifs

La cohorte suit environ 250 patients prévalents et incidents atteints de cystinose. Le suivi des patients se déroule sur 2 ans avec au total 3 visites annuelle.

Elle est non-interventionnelle, c’est à dire qu’il n’y a aucun examen à réaliser en plus de ceux reçus dans la pratique courante. Un questionnaire de qualité de vie est à remplir par les patients à chaque visite pour mesurer l’impact de la maladie sur leur vie et son évolution. 

Ses objectifs sont de :

  • Mieux comprendre l’histoire naturelle de la cystinose, en étudiant son évolution à long terme à l’ère des traitements spécifiques.
  • Caractériser l’évolution de la maladie, notamment celle de la fonction rénale et des complications extra-rénales, en particulier osseuses et musculaires.
  • Étudier l’influence des traitements actuels sur l’évolution de la maladie et leur relation avec les caractéristiques génétiques des patients (génotype du gène CTNS).
  • Évaluer l’impact de la cystinose et de ses traitements sur la qualité de vie des patients, à l’aide de questionnaires adaptés à leur âge.
  • Mieux caractériser les effets et la tolérance des traitements à long terme, ainsi que leur lien avec l’évolution de la maladie et la survenue de complications.
  • Constituer une collection biologique afin d’étudier les mécanismes impliqués dans la progression de la cystinose et d’identifier de nouveaux biomarqueurs permettant de suivre la maladie, notamment la chitotriosidase et les marqueurs de l’inflammation des macrophages.

Gouvernance

Promoteur :

L'Inserm est le promoteur. Elle délègue la promotion à l'équipe RaDiCo.

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Coordination : 

Pr Aude Servais est l’investigatrice coordonnatrice et responsable scientifique au service de néphrologie, hôpital Necker, APHP équipe INSERM U983.

Comité de Pilotage :

Aude SERVAIS, Patrick NIAUDET, Julien HOGAN, Aurélia BERTHOLET-THOMAS, Robert NOVO, et Equipe projet RaDiCo + DSO

 

Comité Scientifique :

Aude SERVAIS, Patrick NIAUDET, Julien HOGAN, Aurélia BERTHOLET-THOMAS, Robert NOVO, Sandrine LEMOINE, Justine BACCHETTA, Marcella GRECO, Katharina HOHENFELLNER, Elena LEVTCHENKO, Gema ARICETA, Jérôme HARAMBAT, François COUPPEY, Nicole PATIN-RAYBAUD et Equipe Projet RaDiCo + DSO

Association de patients

L’association Vaincre les Maladies Lysosomales (VML) est une association de patients adultes, de parents d’enfants malades et de leurs proches, engagée dans la lutte contre les maladies lysosomales. Ses actions s’articulent autour de trois missions principales : soutenir la recherche scientifique et médicale, notamment en finançant des équipes et des programmes de recherche pour favoriser le développement de traitements ; informer et accompagner les personnes malades et leurs familles, en leur proposant des informations fiables sur les maladies, les traitements et leurs droits, ainsi que des actions d’entraide et de soutien ; et représenter les patients, en portant leur voix auprès des professionnels et des instances de santé afin d’améliorer leur parcours de soins et leur quotidien. 

L’AIRG-France (Association pour l’Information et la Recherche sur les Maladies Rénales Génétiques) est une association nationale créée en 1988 et reconnue d’utilité publique depuis 2007. Elle a pour mission d’informer les personnes atteintes de maladies rénales génétiques et leurs proches sur les maladies, leurs conséquences et les avancées médicales et scientifiques. Elle accompagne également les patients et leurs familles en leur proposant un espace d’écoute, d’échange et de soutien, tout en contribuant au financement de projets de recherche pour améliorer la compréhension et la prise en charge de ces maladies. Enfin, l’association sensibilise le public au don d’organes et à la greffe rénale. Elle propose notamment des ressources d’information, des témoignages, des rencontres et des événements dédiés aux patients et à leurs proches.

 

 

 

 

 

Financements

RaDiCo a été financée jusqu'en 2025 par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). Ces fonds ont permis de lancer et suivre la cohorte ECYSCO2.

Maintenant, RaDiCo est financée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Espace (MESRE). Chaque année, chaque cohorte fait l’objet d’une réévaluation indépendante afin de déterminer si le MESRE reconduit son financement sur l’année suivante. 

Des financements complémentaires ont également été obtenus pour l’étude ECYSCO par le biais de l’appels à projets manifestation d’intérêt (AMI) maladies rares en 2020.

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Informations et contacts

Vous pouvez en savoir plus en lisant le synopsis de l’étude : 

Pour toute information complémentaire sur la cohorte RaDiCo-ECYSCO2 ou si vous souhaitez participer en tant que patient ou centre investigateur vous pouvez nous contacter sur l’adresse mail suivante ecysco@radico.fr

Si vous voulez en savoir plus sur RaDiCo et nos autres cohortes de maladies rares, cliquez ici.

Des informations complémentaires sur la cohorte sont sur FReSH.

Aucune actualité n'a été publiée pour cette cohorte, vous pouvez consulter toutes les actualités dans la rubrique A la Une

Les données recueillies dans la cohorte portent sur l'état de santé des patients, leur situation sociale et leur qualité de vie. Elles sont collectées uniquement lorsqu'elles sont nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques définis dans le protocole de l'étude.

Une fois enregistrées, ces données sont analysées par l'équipe de biostatisticiens de RaDiCo. Les analyses sont réalisées à partir de données pseudonymisées : les biostatisticiens ne disposent pas des informations permettant d'identifier directement les participants. Les résultats sont présentés sous une forme agrégée, de manière à garantir qu'aucune personne ne puisse être identifiée.

Des analyses sont conduites et des publications scientifiques sont produites tout au long de la durée de vie de la cohorte. À l'issue de l'étude, lorsque l'ensemble des données disponibles a été analysé, un rapport final est établi.

Au cours de la vie de la cohorte, d'autres équipes de recherche, publiques ou privées, peuvent souhaiter utiliser les données afin de répondre à une nouvelle question scientifique. Il s'agit alors d'un projet de recherche spécifique (PRS). Chaque PRS est examiné par le comité scientifique de la cohorte, qui évalue son intérêt scientifique, sa qualité méthodologique ainsi que le respect des exigences éthiques et des règles relatives à la protection des données.

Lorsqu'un projet est approuvé, une convention est établie entre les parties concernées. Les données de la cohorte ne sont pas transmises directement au porteur du projet : elles sont analysées dans un environnement sécurisé, et seuls les résultats nécessaires à la réalisation du projet lui sont communiqués. Seules les données des patients ayant consenti au partage de leurs données avec d'autres équipes de recherche peuvent être utilisées dans le cadre d'un PRS.

Vous pouvez télécharger le document de demande de PRS ici. 

Voici la liste des publications internationales par ordre décroissant de parution où les données de la cohorte ont été utilisées :

1. F. Emma et al., « An international cohort study spanning five decades assessed outcomes of nephropathic cystinosis », 2021, https://www.kidney-international.org/article/S0085-2538(21)00648-7/fulltext

Questions réponses fréquentes

Voici une FAQ des questions fréquentes que peuvent se poser les patients atteints de cystinose.

  • Puis-je participer à l’étude RaDiCo-ECYSCO2 ?

    Aujourd’hui les inclusions dans la cohorte ne sont plus autorisées. Si vous souhaitez faire avancer la recherche grâce au partage de vos données médicales avec des équipes de recherche, vous pouvez en parler à votre praticien hospitalier. 

  • Quels centres hospitaliers participent à l’étude ?

    Les centres participants à l’étude sont les suivants : 

    • Leuven-Hoptal Universitaire de Louvain - UZ Leuven
    • Liège-CHU de Liège - Sart Tilman
    • Traunstein-Südostbayern Traunstein, Kinder
    • Barcelona-Hospital Universitari Vall d'Hebron
    • Paris-AP-HP - Hôpital Necker - Enfants Malades
    • Paris-AP-HP - Hôpital Necker - Enfants Malades
    • Marseille-CHU de Marseille - Hôpital de la Timone
    • Paris-AP-HP - Hôpital Robert Debré
    • Lyon-CHU de Lyon - HCL - Hôpital Edouard Herriot
    • Lille-CHU de Lille - Hôpital Jeanne De Flandre
    • Tours-CHU de Tours - Hôpital Clocheville
    • Amiens-CHU d'Amiens Picardie - Hôpital Sud
    • Amiens-CHU d'Amiens Picardie - Hôpital Sud
    • Bordeaux-CHU de Bordeaux - Groupe Hospitalier Pellegrin
    • Montpellier-CHU de Montpellier - Hôpital Arnaud de Villeneuve
    • Vandoeuvre-Les-Nancy-CHU de Nancy - Hôpital de Brabois Enfant
    • Nantes-CHU de Nantes - Hôpital Hôtel Dieu
    • Rennes-CHU de Rennes - Hôpital Sud
    • Toulouse-CHU de Toulouse - Hôpital des Enfants
    • Bron-CHU de Lyon - HCL Hôpital Femme Mère Enfant
    • Strasbourg-HUS - Hôpital de Hautepierre
    • Besançon-CHU de Besançon - Hôpital Jean Minjoz
    • Montpellier-CHU de Montpellier - Hôpital Lapeyronie
    • CHU de Reims - American Memorial Hospital - Hôpital d'enfants
    • Toulouse-CHU de Toulouse - Hôpital de Rangueil
    • Strasbourg-HUS - Hôpital Civil de Strasbourg
    • Rouen-CHU de Rouen - Hôpital Charles Nicolle
    • Rouen-CHU de Rouen - Hôpital de Bois-Guillaume
    • La Tronche-CHU de Grenoble Alpes - Hôpital Albert Michallon
    • RENNES - Hôpital Pontchaillou
    • Marseille-AP-HM - Hôpital de la Conception
    • Caen-CHU de Caen Normandie - Hôpital Côte de Nacre
    • Vandoeuvre-Les-Nancy-CHU de Nancy - Hôpital de Brabois Enfant
    • Roma-Ospedale Pediatrico Bambino Gesù 
  • Quels sont les objectifs de la cohorte ECYSCO2 ?

    La cohorte RaDiCo-ECYSCO2 a pour objectif de mieux comprendre l’évolution de la cystinose au fil du temps, notamment depuis l’utilisation des traitements spécifiques. Elle permettra de suivre l’évolution de la fonction rénale et des autres manifestations de la maladie, en particulier celles qui touchent les os et les muscles. L’étude cherchera également à mieux comprendre comment les traitements influencent l’évolution de la cystinose et si celle-ci varie en fonction des caractéristiques génétiques des patients.

    La recherche vise aussi à mieux connaître les conséquences de la maladie et de ses traitements sur la vie quotidienne des patients, en évaluant notamment leur qualité de vie à l’aide de questionnaires adaptés à leur âge. Enfin, une collection d’échantillons biologiques sera constituée afin d'étudier les mécanismes impliqués dans la progression de la cystinose et de rechercher de nouveaux marqueurs biologiques. À terme, ces travaux pourraient contribuer à améliorer le suivi de la maladie et à mieux repérer son évolution.

  • Dans quelle phase se trouve l’étude actuellement ?

    L’étude est en phase de suivi des patients inclus depuis 2017 jusqu’à mars 2028. Cette phase permet de réaliser les visites de suivi des patients et de collecter leurs données médicales. Ces données permettront de mieux comprendre comme évolue ces pathologies dans le temps.

  • Quelles données sont récoltées ?

    Les données récoltées sont :

    • Votre diagnostic 
    • Un examen clinique complet à chaque visite 
    • Evaluation rénale et oculaire
    • Des tests génétiques, les chirurgies et fractures
    • Les traitements reçus (médicamenteux et non médicamenteux)
    • 1 questionnaire de qualité de vie
  • Dois-je réaliser des examens particuliers ?

    Aucun examen n’est à réaliser en plus de votre prise en charge courante dans le suivi et le traitement de votre pathologie. 

    Il y a 1 questionnaire de qualité de vie à remplir une fois par an. 

  • La participation à l’étude change-t-elle ma prise en charge à l’hôpital ?

    Non, votre participation à l’étude permet seulement la récolte de vos données médicales et environnementales dans un logiciel sécurisé. 

  • Où en est la collecte des données et à quoi sert cette collecte ?

    La collecte des données est en cours. Une fois collectées vos données anonymisées seront ensuite analysées. Ces analyses seront publiées dans des revues scientifiques, communiquées lors de congrès et/ou présentations orales et permettront de mieux comprendre la maladie. Concrètement les objectifs finaux sont l’amélioration du diagnostic, de la prise en charge, de la qualité de vie des patients et d’aider les laboratoires à trouver des traitements curatifs. 

  • Combien de temps mes données sont-elles conservées ?

    Les données anonymisées sont conservées dans l’outil de collecte sécurisé, de la collecte à la fin de l’étude. Elles sont ensuite archivées durant 15 ans. Une fois ces périodes passées les données sont supprimées. 

  • Quelles mesures de protections sont en place pour la protection des données collectées ?

    Les données collectées dans le cadre de cette étude font l’objet de mesures de protection strictes, conformément à la réglementation en vigueur, notamment le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD, UE 2016/679), la loi Informatique et Libertés, ainsi que les BPC (ICH E6(R2)). Dès leur collecte, les données sont pseudonymisées : chaque participant se voit attribuer un code d’identification unique. 

    L’accès aux données est strictement limité avec la mise en place d’une authentification sécurisée et d’une traçabilité complète des accès. Les données sont hébergées sur des serveurs sécurisés, avec chiffrement de données, ainsi que des sauvegardes régulières. Seules les informations strictement nécessaires à la réalisation des objectifs de l’étude sont collectées. Les participants ont pleinement été informés de leurs droits lors de la signature d’un consentement, et un Délégué à la Protection des Données a été désigné pour répondre à toute question relative au traitement de leurs données. Enfin l’étude a fait l’objet des déclarations et autorisations réglementaires requises, notamment auprès de la CNIL. 

  • Quand les résultats seront-ils disponibles ?

    Des analyses préliminaires ont déjà eu lieu et seront encore réalisées avant la fin de l’étude. Vous pouvez consulter l'onglet publications du site pour les découvrir. En 2031, la période de suivi de l'étude sera terminée, une analyse de toutes les données collectées sera réalisée et un rapport sera publié. Il sera ensuite disponible sur ce site internet. Cela prend entre 6 mois et 1 an pour analyser et rédiger ce type de rapport. 

  • Comment serai-je informé des avancées de la cohorte ?

    Vous pouvez regarder régulièrement sur cette page internet. Il y a la possibilité de nous suivre sur LinkedIn où nous publierons un post lors de la publication des résultats finaux. 

  • J’ai signé un consentement pour l’étude puis-je me désister ?

    Oui et cela à tout moment. Faites en part directement à votre médecin à l’hôpital. Cela n’impactera pas vos soins à l’hôpital. 

  • Qui contacter pour avoir plus de renseignements sur l’étude ?

    Si vous êtes inclus dans l’étude, vous pouvez contacter votre médecin référent à l’hôpital. 

    Si vous êtes un patient non inclus dans la cohorte et que vous avez des questions supplémentaires, vous pouvez contacter cette adresse mail : ecysco@radico.fr

Questions réponses fréquentes

Voici une FAQ des questions fréquentes que peuvent se poser les médecins sur cette cohorte qui suivent des patients atteints de cystinose. 

  • Quels centres hospitaliers participent à l’étude ?
    • Leuven-Hoptal Universitaire de Louvain - UZ Leuven
    • Liège-CHU de Liège - Sart Tilman
    • Traunstein-Südostbayern Traunstein, Kinder
    • Barcelona-Hospital Universitari Vall d'Hebron
    • Paris-AP-HP - Hôpital Necker - Enfants Malades
    • Paris-AP-HP - Hôpital Necker - Enfants Malades
    • Marseille-CHU de Marseille - Hôpital de la Timone
    • Paris-AP-HP - Hôpital Robert Debré
    • Lyon-CHU de Lyon - HCL - Hôpital Edouard Herriot
    • Lille-CHU de Lille - Hôpital Jeanne De Flandre
    • Tours-CHU de Tours - Hôpital Clocheville
    • Amiens-CHU d'Amiens Picardie - Hôpital Sud
    • Amiens-CHU d'Amiens Picardie - Hôpital Sud
    • Bordeaux-CHU de Bordeaux - Groupe Hospitalier Pellegrin
    • Montpellier-CHU de Montpellier - Hôpital Arnaud de Villeneuve
    • Vandoeuvre-Les-Nancy-CHU de Nancy - Hôpital de Brabois Enfant
    • Nantes-CHU de Nantes - Hôpital Hôtel Dieu
    • Rennes-CHU de Rennes - Hôpital Sud
    • Toulouse-CHU de Toulouse - Hôpital des Enfants
    • Bron-CHU de Lyon - HCL Hôpital Femme Mère Enfant
    • Strasbourg-HUS - Hôpital de Hautepierre
    • Besançon-CHU de Besançon - Hôpital Jean Minjoz
    • Montpellier-CHU de Montpellier - Hôpital Lapeyronie
    • CHU de Reims - American Memorial Hospital - Hôpital d'enfants
    • Toulouse-CHU de Toulouse - Hôpital de Rangueil
    • Strasbourg-HUS - Hôpital Civil de Strasbourg
    • Rouen-CHU de Rouen - Hôpital Charles Nicolle
    • Rouen-CHU de Rouen - Hôpital de Bois-Guillaume
    • La Tronche-CHU de Grenoble Alpes - Hôpital Albert Michallon
    • RENNES - Hôpital Pontchaillou
    • Marseille-AP-HM - Hôpital de la Conception
    • Caen-CHU de Caen Normandie - Hôpital Côte de Nacre
    • Vandoeuvre-Les-Nancy-CHU de Nancy - Hôpital de Brabois Enfant
    • Roma-Ospedale Pediatrico Bambino Gesù 
  • Quels sont les objectifs de la cohorte RaDiCo-ECYSCO2 ?

    La cohorte RaDiCo-ECYSCO2 a pour objectif principal de mieux caractériser l’histoire clinique et l’évolution à long terme de la cystinose à l’ère des traitements spécifiques. Elle vise notamment à décrire l’évolution de la fonction rénale et des complications extra-rénales, en particulier osseuses et musculaires. L’étude permettra également d’analyser les liens entre les manifestations cliniques, les caractéristiques génétiques des patients, notamment leur génotype du gène CTNS, et l’évolution de la maladie.

    Un autre objectif est d’évaluer l’impact des traitements sur l’évolution de la cystinose et sur la qualité de vie des patients. Il s’agit notamment de mieux caractériser les effets des traitements à long terme, leur influence sur le cours de la maladie et leur relation avec la survenue de complications. La qualité de vie sera évaluée à l’aide de questionnaires adaptés à l’âge des participants, afin de prendre en compte les conséquences de la maladie et de sa prise en charge au quotidien.

    Enfin, la cohorte prévoit la constitution d’une collection biologique destinée à approfondir l’étude des mécanismes impliqués dans la progression de la cystinose. Les échantillons recueillis permettront notamment d’étudier de potentiels biomarqueurs de suivi de la maladie, tels que la chitotriosidase et les marqueurs de l’inflammation des macrophages. Ces travaux pourraient contribuer à identifier de nouveaux indicateurs biologiques utiles à la surveillance et à une meilleure compréhension de l’évolution de la maladie.

  • Quels sont les critères d’inclusion ?

    Critères d'inclusion :

    • Diagnostic de cystinose établi sur la base d’un dosage de la cystine et/ou de la présence de cristaux cornéens et/ou d’une étude moléculaire
    • Un consentement éclairé signé.
  • Engagements à tenir si mon centre devient un centre d’inclusion ?

    Tout au long de l’étude, le centre investigateur s’engage à recruter des patients, de suivi et d’examens, d'assurer les activités de saisie des données dans l'eCRF, en respectant les objectifs donnés par le protocole et les bonnes pratiques cliniques. Si RaDiCo dispose d’une délégation de mission du promoteur, il ne peut proposer un accompagnement à la saisie que dans le cadre de financements dédiés et de partenariats spécifiques. 

  • Il y a-t-il une rétribution pécuniaire aux centres participants ?

    L'étude étant non interventionnelle, il n'y a pas de rémunération des centres participants à l'étude. RaDiCo et donc la cohorte sont financées par le MESRI. Chaque année, chaque cohorte fait l’objet d’une réévaluation indépendante afin de déterminer si le MESRI reconduit son financement sur l’année suivante. Des financements complémentaires peuvent également être obtenus par le biais d’appels à projets ou de projet de recherche spécifique avec des industriels. 

  • Où en est la collecte des données ?

    La collecte est en cours par les centres investigateurs qui ont recruté des patients. 

  • Des projets sont-ils en cours sur la cohorte ?

    Il n’y a pas de projet de recherche spécifique en cours sur l’étude. 

  • Quelles sont les données recueillies ?

    Les données recueillies sont : 

    • Le diagnostic 
    • Un examen clinique complet à chaque visite 
    • Evaluation rénale et oculaire
    • Des tests génétiques, les chirurgies et fractures
    • Les traitements reçus (médicamenteux et non médicamenteux)
    • 1 questionnaire de qualité de vie
  • Quelle est la durée de conservation des données ?

    Les données anonymisées sont conservées dans l’outil de collecte sécurisé, de la collecte à la fin de l’étude. Elles sont ensuite archivées durant 15 ans. Une fois ces périodes passées les données sont supprimées.

  • Quelles sont les démarches à suivre pour inscrire son centre dans le protocole ?

    Aujourd’hui les inclusions sont terminées et l’objectif d’inclusion atteint, aucune ouverture de centre n’est prévue. Les centres de référence et de compétence sont généralement identifiés dès le début de l’étude. Lorsqu’un centre n’intègre pas immédiatement le projet, son ouverture peut néanmoins être réalisée en cours de la période d’inclusion. Dans ce cadre, l’ARC référent organise une visite de mise en place afin de présenter l’étude, les documents essentiels. Il recueille les documents nécessaires auprès de l’équipe investigatrice, notamment la liste de délégation des tâches, l’accord d’engagement ainsi que le CV de l’investigateur principal.

  • Qui contacter pour avoir plus de renseignements sur l’étude ?

    Si vous êtes un professionnel de santé à la recherche de renseignements supplémentaires, vous pouvez contacter cette adresse mail : ecsyco@radico.fr.